Marie-Hélène Brandt
Artiste peintre
 
Corriere Della Sera
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Art informel à Genève: Marie-Hélène Brandt expose à la galerie TOX'n'CO


UNE ARTISTE, PETITE FILLE D'EDGAR

Corriere Della Sera le dimanche 17 mai 2009

Marie-Hélène Brandt, la petite fille d'Edgar Brandt, le maître de la ferronnerie, célébré dans les années vingt pour son œuvre Art-Déco, partage avec son aïeul l'amour de l'art tout en se démarquant de lui dans le choix de la technique et des émotions exprimées.
Son approche, comme en atteste la série d'huiles et d'aquarelles exposée à Genève est totalement lyrique. Un jeu fondé sur l'amour de l'art informel qui se traduit par des tableaux d'une grande légèreté.
Marie-Hélène Brandt aime le papier comme son grand-père apprivoisait le métal. Dans un premier temps, elle crée une complicité avec le support qui s'exprime par des couleurs liquides, des tonalités transparentes, douces, de rose, d'ocre, d'azur, de gris, de rouge et d'or, puis elle introduit des traits, des lignes, un mouvement d'encre de chine, un dessin nerveux, créant des liens puissants et inquiets.
Dans ses peintures, Brandt révèle sa passion pour les années quarante et cinquante, suggérant l'inexprimé de Klee, la formidable maitrise de l'aquarelle de Bissier, de Wols et Michaux.
Ce sont ces maitres, qui ont tous un rapport fort avec l'écriture qui inspirent son travail silencieux, concentré, presque monastique et le rapport intime que Brandt entretient avec la feuille, comme une intimité rapprochée; la poésie d'une peinture murmurée. Ce sont ces maîtres là qui lui servent de modèles. Pour elle, la feuille est aussi le lieu naturel où la peinture et la parole écrite, peuvent, doivent, se rencontrer.
De là naît une passion pour l'exaltante expérience, aujourd'hui un peu démodée, de l'illustration, une expérience qu'elle affronte avec naturel, dans une confrontation aux textes poétiques. Ses dernières œuvres, qui sont aussi les plus mûres, sont une illustration des poèmes extraits du recueil Aux cimaises des exils  La résonance des couleurs, les tons qui voyagent entre une subtile mélancolie et une élévation passionnelle, répondent avec émotion en écho aux textes.
C'est exactement ce que désirait Baudelaire, un jeu des correspondances, dans lequel image et texte se remplissent du dialogue. Réciproques et autonomes mais réciproquement nécessaires l'une à l'autre.

FLAMINIO GUALDONI

Marie-Hélène Brandt
Galerie TOX'n'CO, Genève
Jusqu'au 4 juin

Illustration- Ton nom baptise toutes mes rues Pigments avec liant acrylique, 75x54.5cm, (Collection privée Genève-Suisse)

 
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Pour Antonin Artaud, représenter le visage: champ de mort, c'est être à la recherche d'une vieille histoire humaine. La littérature à produit multitude de portraits où à la description physique s'ajoute la puissance de sa psychologie. La musique décrit son harmonie, sa désharmonie, sa cadence, son phrasé, évoque sa souffrance ou la force tumultueuse de son bonheur.
Le visage que l'on nomme en peinture le portrait et en sculpture, le buste ou la tête, est un art ancien, aussi ancien que le reflet de Narcisse. On sait et l'on devine tout de ce que ce visage absorbe de la vie.
Marie-Hélène Brandt n'invente rien dans l'art du portrait, elle est le témoin d'un regard, des courbes et des angles d'un visage. Son témoignage est, au-delà de son impeccable technique et la puissance remarquable de sa poésie, la représentation minutieuse d'un champ du vivant.

Shmuel T. Meyer

Genève, Mars 2010

Illustration - Einstein, fusain, 40x50cm, (collection privée Genève Suisse)
Galerie TOX'n'CO
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MAG 2009
Montreux Art Gallery 2009
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Post-Scriptum
Galerie TOX'n'CO
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Visages Rétrospective
 
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GALERIE NELLY L'EPLATTENIER
Rue de Genève 21 1003 Lausanne Suisse
 
Manoir de Cologny
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Galerie TOX'n'CO 2012
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Festival des cultures juives - Ville de Paris
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© Marie-Hélène Brandt 2010
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